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LE BOUDDHISME TIBETAIN

Genre :
Période de fondation :
Qui adorent-ils ? :


Nombre d'adeptes :

 religieux-spirituel
 vers le VIIe siècle
 personne ; il s'agit d'une religion laïque ; à travers
 la méditation et la contemplation, l'individu peut
 atteindre la béatitude et éviter la réincarnation
 quelques dizaines de millions

Le bouddhisme tibétain, doctrine de l'Eglise officielle du Tibet qui en est le berceau, se divise en deux courants ou mouvements : les dGe lugs pa (bonnets jaunes) et les rNin ma pa (bonnets rouges). Les premiers mettent l'accent sur la gradation de la voie menant à l'illumination et pensent que des années d'étude et de purification sont nécessaires avant de pouvoir accéder sans risques aux tantras. Les autres s'inscrivent au contraire dans la droite ligne de la tradition. Tous deux reconnaissent le dalaï-lama comme chef spirituel, actuellement en exil en Inde pour des raisons politiques. En occident, notamment en Europe, la mouvance des bonnets jaunes s'est particulièrement développée et de nombreux centres et monastères ont surgi dans les pays de l'Europe centrale et méridionale.
Le bouddhisme a été fondé par le prince Siddharta Gautama, né vers 560 av. J.C. non loin du village de Kapilavastu, dans le Népal actuel. Après avoir quitté sa famille, Siddharta se consacre à la vie contemplative et c'est vers 530, au pied d'un figuier, qu'l accède à l'éveil et devient un Bouddha, c'est-à-dire un « éveillé ». Désormais affranchi de sa souffrance et arrivé à la pleine conscience de soi, il parvient au nirvana (le paradis des bouddhistes). Il commence alors à prêcher, actionnant la « roue de la loi ». Il meurt vers 480 av. J.-C. à Kushinagari.
La doctrine bouddhique pour son essentiel nie l'existence du soi, qu'il soit individuel ou universel. Comme l'âme n'existe pas, il est inutile d'essayer de répondre aux questions philosophiques sur la nature, l'origine et le caractère du monde. Mais pour le bouddhiste, il existe le karma, la loi de la rétribution des actes. Si au cours de sa vie présente un individu se comporte bien, il en tirera les avantages dans sa prochaine vie puisqu'il se réincarne continuellement selon un cycle qui ne prend fin qu'avec l'illumination (nirvana). Ce qui nous semble être une condition (comment peut se réincarner le soi si l'âme n'existe pas ?) est en réalité le fruit d'une illusion : l'énergie du karma se manifeste au cours de phénomènes multiples produits par notre être que nous croyons à tort permanent. L'illumination s'obtient essentiellement par l'annihilation du soi comme substance et conscience parce que c'est justement ce soi mensonger et illusoire qui est à l'origine de tous nos désirs.
La religion bouddhique est monastique car le vérirable bouddhiste est celui qui fuit le monde et pratique l'ascèse, condition la plus adaptée pour rejoindre le but fixé. Mais en même temps, on peut la considérer comme athée puisqu'elle ne comporte pas de Dieu créateur mais des êtres illuminés vivant dans une dimension particulière, une terre pure où demeurent des êtres célestes qui sont des formes d'énergie.
Les pratiques bouddhiques sont méditatives. Mais elles englobent au quotidien les nombreuses punitions corporelles auxquelles se soumettent les moines, les tortures, les persécutions ainsi que la non-violence, le végétarisme et l'amour envers le monde visible.