Religion Monde
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LE LOTUS BLANC

Genre :
Période de fondation :
Qui adorent-ils ? :

Nombre d'adeptes :

 politico-religieux
 aux environs de 1725
 Le Lotus blanc s'inspire du confucianisme
 tout en étant une association surtout politique
 indéfini

Parmi les multiples sectes chinoises du XVIIe siècle, des organisations comme la Triade et le Lotus blanc ont laissé leur empreinte. La Triade, fondée vers 1650, était structurée sur le modèle de la franc-maçonnerie écossaise et recourait à des symboles analogues. A l'inverse, des différents groupes qui s'inspiraient du Lotus blanc se distinguaient par leur caractère plus spéculatif, même s'ils tendaient vers le même but. A l'origine, les deux mouvements opéraient de concert et conspiraient pour renverser l'Empire mongole. En 1774, leurs chemins divergèrent. Contrairement au Lotus, la Triade voulait restaurer le Ming, le souverain national. A l'origine le Lotus blanc etait composé de la Bande verte, ou Société pour la paix et la félicité, née à l'initiative de trois bateliers : Wen Yen, Quian Jan et Pan Qing. Il s'agissait d'une sorte de syndicat qui revendiquait des conditions de travail meilleures pour les bateliers. Naturellement, la composante religieuse n'en était pas absente : les membres étaient presque tous bouddhistes et honoraient le dieu Maitreya. Ils croyaient en des entités angéliques, à une nouvelle fraternité et rêvaient que les hommes seraient un jour égaux. Les différentes sectes affiliées au Lotus blanc étaient souvent de caractère violent et lorsqu'elles n'évoluaient pas vers le rationalisme, comme la Société de l'observance, elles se rapprochaient du christianisme, comme le groupe des Taiping ou adorateurs de Dieu, dont le chef spirituel affirmait être le frère cadet de Jésus-Christ.
La secte des Barbes rouges ou des Nian était également rattachée au Lotus blanc. Elle enrôlait de force ses membres dans les villages. Les sectes chinoises affiliées au Lotus blanc développaient toutes une activité principalement tournée vers la révolte et, bien qu'au début leur composante religieuse ait joué un rôle non négligeable, elles s'occupèrent de plus en plus de politique et se transformèrent en véritables sociétés secrètes.
Les grandes révoltes du XIXe siècle auraient été en effet impensables sans l'adhésion massive du peuple à ces différents groupements plus ou moins secrets.