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LES CATHARES

Genre :
Période de fondation :
Qui adorent-ils ? :
Nombre d'adeptes :

 religieux
 XIe siècle
 Dieu (christianisme)
 imprécis

Les cathares constituèrent un mouvement hérétique répandu dans une grande partie de l'Europe du XIe siècle : France, Rhénanie, Flandres, Pays germaniques, Angleterre et Italie. Cette hérésie cathare qui remonte au Xe siècle prend naissance, semble-t-il, dans les Balkans, et plus précisement en Bulgarie et en Macédoine, ce qui explique qu'on l'associe à la secte des bogomiles. La doctrine cathare remet à l'honneur les conceptions dualistes anciennes propres au manichéisme et au mazdéisme. Elle enseigne que Dieu a créé tout ce qui était esprit tandis que Satan, son ennemi, a créé la matière, d'où la négation de la corporéité de Jésus-Christ et de la résurrection de la chair. Selon les cathares, le corps de Jésus et celui de la vierge Marie n'étaient en effet qu'apparents. L'homme étant fait d'un corps et d'une âme, il participe quant à lui des deux principes et ce n'est qu'en menant une existence pure et exempte de péché qu'il peut racheter sa part de Lumière. C'est à cet effet que les cathares pratiquaient les bains de purification et le jeûne rituel, prolongé parfois jusqu'à ce que mort s'ensuive. Ils observaient un régime alimentaire essentiellement végétarien (la consommation de poisson était cependant admise), s'abstenaient de rapports sexuels et méprisaient souvent le mariage. Ils avaient conservé dans leur calendrier les fêtes de Noël, de Pâques et de Pentecôte mais niaient la transsubstantiation dans l'eucharistie et n'acceptaient pas le baptême matériel. Ils refuseront par la suite le culte des images et l'existence du purgatoire.

Les cathares se divisaient en deux classes : les parfaits et les croyants. Les premiers vivaient en communauté et devenaient parfaits après avoir reçu le consolamentum (baptême spirituel), imposition des mains qui accordait le rémission des péchés et la rédemption au bout d'une année de dures épreuves. Ils pratiquaient le jeûne, la pauvreté et l'abstinence. Les autres les croyants, menaient une existence séculière et ne recevaient le consolamentum qu'au moment de mourir. Seuls ceux qui choisissaient la voie de la perfection devaient consacrer tous leurs efforts à la purification du corps. Grâce en partie à ses principes clairs et nets, le mouvement cathare eut un fort retentissement dans le peuple. Par le biais de leurs prêches communautaires, les diacres propagèrent ce credo aussi bien dans les villes que dans les campagnes. Et tandis que l'Eglise était apostolique, c'est-à-dire qu'elle affirmait sa continuité par la transmission de la consécration - oeuvre de l'Esprit saint - des apôtres aux évêques et au pape, les cathares eux professaient que la descente de l'Esprit saint pouvait toucher tout fidèle voué à la perfection. D'un pays à l'autre, les cathares portent des noms différents. Citons par exemple les albigeois cathares français dont nous allons bientôt parler.
Combattu dès sa naissance par la papauté, le mouvement cathare finit par s'éteindre au cours du XVIe siècle.

 

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