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LES TEMPLIERS

Nom complet :

Genre :
Année de fondation :
Qui adorent-ils ? :

Nombre d'adeptes :

 ordre des pauvres chevaliers du Christ et
 du temple de Salomon
 militaro-religieux
 1119
 Dieu (christianisme), et, dans une version plus ésotérique,
 Baphomet, une idole païnne
 Quelques centaines de milliers

L'ordre des Templiers ou, selon sa dénomination complète, ordre des pauvres chevaliers du Christ et du temple de Salomon, semble avoir été fondé en 1119 par Hugues de Payns, noble et vassal du comte de Champagne. Selon la reconstitution historique de Guillaume de Tyre qui multiplia les écrits à ce sujet entre 1175 et 1185, l'ordre n'était constitué à ses débuts que de neuf chevaliers partis en Terre sainte défendre Jérusalem contre les infidèles et plus encore assurer la protection des pèlerins chrétiens sur les routes et les chemins. A en croire la tradition, ces neuf chevaliers n'admirent neuve ans durant aucun autre candidat au sein de leur ordre ; leur reconnaissance officielle advint en janvier 1128 - au moment du concile de Troyes qui se déroulait à la cour du compte de Champagne - avec la bénédiction de saint Bernard, abbé de Clairvaux qui consacra le traité « à la louange de la nouvelle chevalerie ». Et cet ordre militaro-religieux incarna dès lors les valeurs chrétiennes.
Les Templiers faisaient voeu de pauvreté, d'obéissance et de chasteté et menaient une vie monacale. Ils se coupaient les cheveux, pouvaient toutefois se laisser pousser la barbe et étaient tenus de porter vêtements et manteaux blancs. La règle relative à l'habillement était ainsi définie : « A tous les chevaliers profès, nous assignons en hiver et en été, s'il est possible de se les procurer, des tenues blanches, afin que ceux qui ont renié une existence ténébreuse sachent qu'ils doivent se recommander à leur Créateur après avoir mené une vie pure et candide. »
En 1139, le pape Innocent III émit une bulle pontificale (Omne datum optimum)  dans laquelle il concédait des privilèges à l'ordre des Templiers. Il en ressortait que les Templiers ne devaient obéissance à aucune autre autorité ecclésiastique hormis le pape lui-même. Dès lors, leur pouvoir crût énormément et l'ordre des Templiers devint en quelques décennies puissant et riche au point de représenter un danger pour les ambitions des souverains de l'époque en même temps qu'un énorme butin potentiel. Bien que les Templiers fussent astreints au voeu de pauvreté, les donations reçues, argent et biens de différente nature, leur conférèrent un patrimoine considérable dans toute l'Europe.
En 1146, ils adoptèrent la croix pattée et c'est avec cet emblème qu'ils accompagnèrent le souverain Louis VII à la seconde croisade. Certains auteurs et spécialistes de l'ésotérisme pensent que l'ordre était doté d'une mystérieuse organisation occulte, parallèle à l'organisation officielle et dépositaire de secrets initiatiques. Son existence semble être attestée par la découverte à la bibliothèque Corsini de Rome d'un parchemin à l'enseigne de l'ordre du Temple composé de quatre parties ou chapitres. Ce parchemin expose en cinquante ordonnances les statuts secrets du Temple rédigés par le maître Roncellin.
A partir de 1250 environ se répandirent de sinistres légendes et d'obscures calomnies sur les Templiers dans le seul but de les discréditer. Arrivé sur le trône en 1285, Philippe le Bel s'employa à détruire l'ordre des Templiers et à s'approprier ses immenses richesses. Il commença sa manoeuvre sournoisement, proposant aux chevaliers de fusionner avec l'ordre hiérosolymitain hospitalier et préparant le terrain auprès du pape avignonnais Clément V. Ce nouvel ordre aurait alors pris le nom de chevaliers de Jérusalem et aurait été dirigé héréditairement par des nobles contrôlés par le pouvoir royale. Le grand maître des Templiers, Jacques de Molay, pressentit le danger et refusa catégoriquement cette proposition. Par la suite, un délateur révéla l'existence au sein de l'ordre de pratiques et de rites blasphématoires qui fournirent ainsi le prétexte idéal pour passer légalement à l'action contre les Templiers. En novembre 1307, Jean de Molay et trois membres de son ordre furent arrêtés. Outre d'hérésie, ils furent accusés de haute trahison envers la France, de sodomie, de magie noire, autant de chefs d'inculpation qui prévoyaient la peine capitale. Le 3 avril 1312, la bulle Vox Clamantis annonça la dissolution de l'ordre et un mois plus tard, il fut procédé à la dispersion de ses biens. En 1314, la commission Merigny condamna à l'emprisonnement à vie les dignitaires de l'ordre, la sentence fut proclamée le 18 mars et à la tombée du jour fut élevé le bûcher destiné au grand maître et à ses plus proches fidèles.
Certains prétendent que l'ordre des Templiers subsista longtemps encore en dehors de la France, notamment en Ecosse et au Portugal où il semblerait s'être perpétué jusqu'à nos jours. Notre époque actuelle a connu un regain d'intérêt pour les Templiers qui s'est traduit par la naissance de certains ordres néo-templiers que nous évoquerons par la suite
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