Religion Monde
                                                                                                                                                                                                            Sectes & Religions

 

LES YEZIDIS OU ADORATEURS DU DIABLE

Genre :
Période de fondation :
Qui adorent-ils ? :
Nombre d'adeptes :

 religieux
 premiers siècles ap. J.-C.
 Auz-Melek (mazdéisme)
 imprécis

Les yezidis ou adorateurs du diable comme ils ont été brièvement définis, appartiennent à une secte très ancienne qui s'est perpétrée jusqu'à nos jours et dont les origines dates de la nuit des temps. On estime qu'elle compte à l'heure actuelle cinquante mille membres répartis en Syrie près d'Alep, en Turquie dans les environs de Van, au Kurdistan et en Iran. Le terme « yezidis » est formé sur Yezid, nom du calife de Damas et, en dépit de leur appellation, il s'agit de gens pacifiques et tolérants. Leur philosophie mêle divers éléments empruntés à diverses religions du Moyen-Orient. Apres défenseurs du jeûne et des sacrifices en l'honneur de Dieu, ils sont circoncis comme les hébreux, adorent le soleil et croient en la transmigration des âmes. Ils partagent la croyance mazdéenne en l'existence d'un dieu bon, Khoda, dieu de la lumière et d'un dieu mauvais, Auz-Melek, déité en forme de paon. Ils gardent leurs livres sacrés dans une cassette en bois gravé. Il s'agit du kitab el Jelwa ou « Livre de la révélation », du Mashaf Resh ou « Livre noir », ainsi dénommé parce que le nom de Satan est caviardé sur toutes les pages où il apparaît.
Dans la cosmologie des yezidis, un premier dieu créa tout d'abord une grosse perle, Kitab ; un second créa le soleil et un troisième la lune. La création entière est l'oeuvre de sept dieux. Dans le culte des yezidis, comme le dieu du bien n'inspire que de bons sentiments, il est inutile de l'adorer au moyen de prières et d'offrandes qu'il s'agit en revanche de réserver à l'esprit du mal dans l'espoir d'atténuer sa malveillance. C'est ainsi que le 10 août de chaque année se déroule à Baadli, dans le Jebel Sinjar, une grande procession au cours de laquelle les fidèles se flagellent afin d'offrir leurs souffrances au diable. A Saadli, se trouve la tombe de leur saint, le cheik Adi Ibn Musafir, disparu en 1163. Des feux de bitume et de naphte (toute cette zone est riche en puits pétrolifères) y sont allumés en permanence. Autre dieu vénéré par les yezidis: Set ou Sheitan, le dieu du désert, nom que les chrétiens ont traduit par erreur par Satan (d'où le nom d'adorateurs du diable affublé à cette secte). En réalité, Set est assimilé à Sirius étoile de l'hémisphère sud. A. Crowley, cité à plusieurs reprises dans ce site, a interprété à sa façon le culte de Set dont il a fait l'idée force de son credo dans l'intention de redonner un nouvel élan au culte draconien ayant précédé les grandes religions organisées.
A l'heure actuelle, la secte des yezidis dispose de groupements d'adeptes dans les villes de Damas, Bagdad et Tiflis (Tbilisi).

culte draconien : Il s'agit du culte de Set selon la magie de Crowley, véhiculé par la constellation du Grand Chien, Sothis. Sa mère, Isis, est représenté par les sept étoiles de la Grande Ourse. Set était la neuvième étoile et la première divinité masculine à avoir été adorée.